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- Titre : Chanson avec vue sur la mer
- Album : Chansons avec vue sur la mer
- Année : 2001
Paroles :
CHANSONS AVEC VUE SUR LA MER
PAROLES ET MUSIQUES Yanick Toutain
Extrait de CHANSONS 82 -87
* *
Cet album a été enregistré en 2001 dans une Golf par Patrick avec son enregistreur numérique tout neuf rapporté de Bordeaux. Nous étions 4 entassés dans le véhicule garé sur un parking devant le Cobocco et la mer devant nous.
Tous les enregistrement furent faits l'un après l'autre dans les conditions du direct. La reverb fut le seul effet ajouté par le suite. Si tout se passe bien,
le medley 8 titres est audible et téléchargeable sur mon skyblog yanicktoutain
Les cousins du midi
(J'avais beaucoup aimé la chanson de Charlélie Couture Août 75: c'est donc, à la fois une chanson vécue à Pâques 83 et un hommage. On allait passer juillet à aider des cousins à ouvrir un restaurant à Sète et on avait partagé leurs vacances anticipées d'avril. Il faisait une chaleur caniculaire à Vic-la-Gardiole. Il existait une autre chanson hommage à Charlélie Couture et à Bill Deraime "La Baleine". Il ne m'en reste que quelques bribes en mémoire. Cela dit mon immodestie constructive me fait, néanmoins, davantage apprécier la chanson de Charlélie à la mienne - sur ce thème. Il n'en va pas toujours ainsi. Je pourrais, pourtant, comprendre que quelques personnes puissent préférer... la mienne !)
Yanick Toutain [1984]
Le soleil se couchait
Derrière la colline
Le mistral qui soufflait
On avait tous bonne mine
On avait passé la journée
Assis peinards derrière la maison
Le soleil nous avait chauffé
Même si c' n'était pas la saison
On était sur un vieux marais
Où il n'y avait que des chevaux
Parfois un train qui passait
Et très loin, les autos
Et puis le chien qui v'nait nous voir
Qui r' partait, tranquille, peinard
De temps en temps, il aboyait bien
Mais nous on n' voyait jamais rien
Chez les cousins du midi
Tout était plus facile
C'était le vrai paradis
En plein mois d'avril
La cousine par la fenêtre
Qui v'nait nous voir de temps en temps
Vous allez rentrer peut-être
Ou vous allez griller tous vivants
C'était tranquille, c'était peinard
On pensait même pas à avoir l' cafard
On laissait juste passer le temps
Et tout allait lentement
Le cousin qui se levait
Je vais me boire un p' tit pastis
Il est temps de se rentrer
Si t'en veux un faut qu' tu me l'dises
Il allait faire un petit tour
Pour voir si ses fleurs poussaient
C'était comme ça tous les jours
Il attendait p' têt le mois de mai
Chez les cousins du midi
Tout était plus facile
C'était le vrai paradis
En plein mois d'avril
Chez les cousins du midi
Tout était plus facile
C'était le vrai paradis
En plein mois d'avril
* * * * *
CHANSON D'ESPOIR
Yanick Toutain [1984]
C'est juste une chanson d'espoir
Une chanson pour pas avoir peur dans le noir
Juste une chanson
Pour l'avenir
Une chanson pour qu'tu n'perdes pas ton sourire
C'est juste une chanson pour éclaircir
Ce futur qui effraye tes nuits sans dormir
Juste une chanson qui te rappelle
Que la Terre est belle
Ils nous gâchent nos rêves
Ils gaspillent nos chances
Ils détruisent la sève
De ce monde immense
Ils détruisent les forets
Acident les arbres
Empoisonnent l'air
Pour quelques dollars
Retiens tes larmes
Retiens tes pleurs
Ils ont les armes
Pas le bonheur
C'est juste une chanson d'espoir
Une chanson pour pas avoir peur dans le noir
Juste une chanson
Pour l'avenir
Une chanson pour qu 'tu ne perdes pas ton sourire
C'est juste une chanson pour éclaircir
Ce futur qui effraye tes nuits sans dormir
Juste une chanson qui te rappelle
Que la Terre est belle
Ma préférence (internationale)
( ? 1993 )
J'ai ma préférence internationale
J'ai ma confiance en un grand bal
Pour une ronde
Sur ma planète
Contre ces bombes
Qui se répètent
Partager le travail
Briser toutes ces murailles
Partager le soleil
La Terre et les mers
Partager les usines
Brise ces chaines
Qui oppriment
Effacer ces frontières
Qui nous enserrent
J'ai ma préférence internationale
J'ai ma confiance en un grand bal
Pour une ronde
Sur ma planète
Contre ces bombes
Qui se répètent
Virer les chiens les hyènes
Qui se repaissent
De leur haines
Virer les vautours, les chacals
Qui se nourrissent de leurs scandales
Partager le travail
Briser toutes ces murailles
Partager le soleil
La Terre et les mers
Partager les usines
Brise ces chaînes
Qui oppriment
Effacer ces frontières
Qui nous enserrent
* * * *
Ta chanson
Yanick Toutain [1986]
C'est ta chanson
C'est celle que je t'avais promise
Juste pour te dire
Ces notes, ces sons
Ces mots qui courtisent
Pour quelques heures
Le c½ur qui sort de sa coquille
Le c½ur qui vibre
Le c½ur qui, libre
Sort de son exil
Quelques paroles
Des mots tout doux
Des mots qui cajolent
Un air qui glisse
Une mélodie
A l'instant propice
Pour quelques heures
Le c½ur qui sort de sa coquille
Le c½ur qui vibre
Le c½ur qui, libre
Sort de son exil
***
La chaudière
Yanick Toutain [1982]
T'as voulu que ça change mais tu t'es fait baiser
Ils t'avaient pourtant dit : "C'est simple t'as qu'à voter"
Y s'cachent derrière des trucs, des bidules, des machins
Mais tu t'en rends bien compte, y t' prennent pour un crétin
Mais ça va péter, La vapeur s'accumule
La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles
Y en a plein dans la rue des toubibs, des méd'cins
Cadr's du supermarché et l'épicier du coin
Y sont tous à brailler : " Ca va de pire en pire ! "
Mais toi tu n'dis rien, mais c'est ton fric qui s'tire
Mais ça va péter, La vapeur s'accumule
La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles
Y en a plein dans la rue des toubibs, des méd'cins
Cadr's du supermarché et l'épicier du coin
Y sont tous à brailler : " Ca va de pire en pire ! "
Mais toi tu n'dis rien, mais c'est ton fric qui s'tire
Y a kek choz qui déconne y a kek chose qui va pas
Y t'ont pris pour une pomme y t' prennent pour un gaga
Y a kek choz qui déconne y a kek chose qui va pas
Y t'ont pris pour une pomme mais ça n' durera pas comme ça
Y en a qui pleurent un peu : " Tiens voilà un milliard !"
Et les voilà qui r' braillent - qu'est que c'est qu' ce cauchemar
Tu leur donnes 2 milliards, ils en veulent cinq ou dix
Mais d'où qu'y viens ce fric pendant qu'on sert la vis
Mais ça va péter, La vapeur s'accumule
La chaudière va sauter, T'entends pas l' bruit des bulles
* * * * *
***
Océan
Yanick Toutain [1984]
La mouette crie au vent du large
Les vagues qui se creusent
Le ciel qui pèse sur les nuages
La mer devient houleuse
Tu rêves d'océan
La coque qui craque dans les courants
Eclaboussure d'écumes
Les voiles qui claquent dans le vent
Fantômes dans la brume
Tu rêves d'océan
Tu rêves de mers aux noms éclatants
Tu rêves d'océans
La mouette crie au vent du large
Les vagues qui se creusent
Le ciel qui pèse sur les nuages
La mer devient houleuse
Tu rêves d'océan
Tu rêves de mers aux noms éclatants
Tu rêves de frégates qui courent dans le vent
Tu rêves d'océans
* * * * *
Dans la pluie
Yanick Toutain [1984]
Quand t'es dans la pluie
T'oublies le soleil
Quand t'es dans l'ennui
T' oublies ce qui t'émerveille
Quand t'es dans l'orage
T''oublies la brise
En colère et en rage
T'oublies ce qui te grise
Quand le temps est lourd
Perces les nuages
Eclate ces rires
Qui vivent en cage
Quand tu ris tu cours
A travers tes âges
Ce sont tes désirs
Qui ne sont pas sages
Si dans la tempête
T'as peur de couler
Repenses à ces fêtes
Qui durent tout l'été
Si dans le naufrage
T'as peur de t'noyer
Reprends donc courage
Tu peux espérer
Quand le temps est lourd
Perces les nuages
Eclate ces rires
Qui vivent en cage
Quand tu ris tu cours
A travers tes âges
Ce sont tes désirs
Qui ne sont pas sages
* * * * *
La Terre Est Un désert
Yanick Toutain [1982]
La Terre est un désert traversé par les guerres
La Terre est une ronde traversée par les bombes
Les enfants crient
Les enfants jouent
Leur appétit
Tout l' monde s'en fout
Dans les cités
Climatisées
Tous les banquiers
Comptent leurs billets
Et c'est la ronde
La fin d'un monde
Qui perd la boule
Et qui s'écroule
Et c'est la danse
Des peuples en souffrance
En overdose
Et qui explosent
La Terre est un désert traversé par les guerres
La Terre est une ronde traversée par les bombes
Mais sous les décombres
S'éveille l'espoir
Que s'effondre
Ce monde sans gloire
Mais dans la poussière
S'éveille la colère
des peuples fiers
qui espèrent
Mais sous les décombres
S'éveille l'espoir
Que s'effondre
Ce monde sans gloire
Mais dans la poussière
une espérance
Traverse la Terre
que tout Recommence
Debout les damnés de la Terre
Debout les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C'est l'irruption de la faim
=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+=+
La photo de fond d'écran est de
Julie Amadis (13 Août 2007) sur Kodak C433
Photo FAJEA
Lors de la mise à la rue de l'auteur (octobre 2000), celui-ci a eu 15 minutes pour chercher sa carte d'identité.
Je me suis retrouvé sur le trottoir poussé, manu militari par la police réquisitionnée par le stalinien maire du coin (et dirigée par le commissaire principal himself). Toutes mes archives informatiques (environ 15 [?]) boîtes dossiers (y inclus tout le langage informatique Bizouk= 7000 heures de travail + toutes les cassettes, disquettes et disques PC : à mi-parcours, il y avait déjà, en 86 plus d'un mètre de textes d'analyse informatique pour le langage), toutes mes archives politiques (25 ? boites dossiers, y inclus les journaux) et toutes mes archives artistiques - en particulier les 4 cahiers et les feuilles dactylographiées où se trouvaient les paroles de mes chansons (et les grilles d'accord) ont fini à la benne et à la décharge publique - ainsi que la pièce "Filets". Seule une partie des archives scientifiques a été sauvée du naufrage : celle recopiée sur le grand cahier se trouvant dans le sac de sport que j'ai été autorisé à attraper avant d'être bousculé par la police capitalo-formoise et de me retrouver pour 1 an de rue.
La mise sur le web a deux fonctions : éviter une nouvelle perte définitive des ces textes qui restent, et attester le l'auteur : Je refuse tous les organismes racketteurs de l'innovation, de la bourgeoisie de l'innovation, à commencer par la SACEM.
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Chansons
La nouvelle etincelle
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FAJEA = Fruit des arbres du jardin d'Eve et Adam : aucune marchandisation sur ces biens culturels